GISÈLE HALIMI

Avocate, fortement engagée dans plusieurs causes, elle milite pour l’indépendance de son pays, la Tunisie. En 1972, elle gagne le procès largement médiatisé de Bobigny. Elle y défend Marie-Claire Chevalier, 16 ans, qui comparait au Tribunal pour enfants pour avoir avorté suite à un viol. Halimi axe sa défense en accusant la loi injuste qui pousse les femmes dans des situations extrêmes. La mère de Marie-Claire avait pensé à cette avocate pour les défendre elle et sa fille après avoir lue son livre sur l’Affaire Djamila Bouchapa, une militante algérienne du FLN torturée et violée par des soldats francais lors de la guerre d’Algérie. Ce procès contribue à l’évolution vers la loi Veil promulguée en janvier 1975, sur l’interruption volontaire de grossesse. Féministe, Halimi est signataire en 1971 du Manifeste des 343.